Cotisations fixes ou évolutives en fonction du risque, laquelle est la bonne solution en assurance décès

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Bonjour à tous, je vous souhaite la bienvenue pour ce 15ème épisode de la série mon-assurance-deces.fr qui va aborder le choix piégeux entre les cotisations constantes ou évolutives.

La réalité économique : le risque augmente avec l’âge

Avant d’aborder ce choix, qui n’est pas forcément le vôtre car souvent imposé, il est important de bien comprendre que le risque augmente avec l’âge.
Je vous remets donc les deux graphiques du premier épisode sur la mortalité à un âge donné pour 100 000 survivants.

On est bien d’accord, pas besoin d’avoir un diplôme d’études supérieures en maths, pour constater que la mortalité augmente même augmente fortement avec l’âge.
Les cotisations en assurance décès qui couvrent ce risque devraient en toute logique suivre la même évolution.
Même avec la meilleure crème anti-âge, vous n’arriverez pas à arrêter le temps et chaque année qui passe vous allez avoir un an de plus, plus de risque de décéder et par conséquent les cotisations en assurance décès devraient être plus chères.

Cotisations évolutives, un choix pour payer le prix du risque réel

Les chiffres et statistiques sont formels, avoir des cotisations évolutives qui correspondent au juste prix du risque réel à un moment donné est logique.
L’augmentation très importante des cotisations futures, si on vous les communique bien entendu, peut faire peur. Cette peur est bénéfique car elle vous ouvre les yeux et permet de regarder la réalité en face.
L’assurance décès est une solution temporaire pour couvrir le risque de décès prématuré qui va laisser vos bénéficiaires dans le besoin financier.
Si vous désirez bénéficier des garanties le plus longtemps possible, rien ni personne ne vous empêche d’épargner dès le départ pour pouvoir y piocher quand les tarifs deviendront exorbitants.
Le but ultime étant d’avoir assez d’épargne et un patrimoine équilibré à un certain âge pour ne plus avoir besoin d’une assurance décès pour protéger vos bénéficiaires.

Cotisations constantes, un choix pour maîtriser son budget

Je ne sais pas pourquoi certaines personnes désirent une cotisation constante, il doit sans doute s’agir d’un formatage bancaire pour maîtriser son budget mensuel et savoir combien il est encore possible de dépenser.
Il est vrai que si vos charges sont constantes pour les 20 ou 30 prochaines années, il est plus facile de calculer vos possibilités de remboursement et donc de connaître vos possibilités de financement à crédits.
D’ailleurs, la majorité des assurances de prêts, qui sont de l’assurance décès, ont une cotisation constante sur la durée du crédit, incompréhensible pour nous.
Pour vous proposer des cotisations constantes, rien de plus simple il faut juste majorer les premières années de cotisation pour pouvoir diminuer les dernières.
Cette opération de lissage nous choque, je vous avoue que j’ai énormément de mal à comprendre une personne prête à surpayer ses prestations actuelles pour avoir éventuellement dans le futur des prestations, qui je l’espère pour elle, seront sous payées.

Transposition du choix dans la vie réelle, la baguette à 5€

Pour comprendre l’enjeu de ce choix, je vais vous le transposer dans la vie courante.
J’aime le pain, chaque jour je vais acheter ma baguette chez mon artisan.
Dans ma jeunesse, je me souviens encore de payer la baguette en centimes de francs, en 2022 on dépasse largement l’euro symbolique, 1,30€ pour être exact dans mon cas de figure.
C’est sans prendre trop de risques que je peux vous affirmer que le prix de la baguette va augmenter dans les 20 ou 30 prochaines années.
Tout comme le prix de l’assurance décès va augmenter avec l’âge.
J’ai pris, dans mon exemple, les chiffres de la mortalité d’un homme à 40 ans sur le graphique ci-dessus, soit 148 décès, 27 ans plus tard on arrive à 1471, soit quasiment une multiplication par 10.
Si le prix de la baguette subit la même augmentation, dans 27 ans je vais la payer 13€.
Si je fais la moyenne du prix de ma baguette sur les 27 prochaines années, j’ai un résultat légèrement supérieur à 7€, 7,15€ pour être exact.
Comme j’aime avoir des dépenses constantes, je vais aller voir mon boulanger et je vais lui faire la proposition suivante :
“je vous propose de payer dès aujourd’hui ma baguette 5€ si vous me vendez une baguette tous les jours à ce prix pendant les 27 prochaines années”.
Après une très courte hésitation mon boulanger accepte mon deal en ajoutant juste les conditions suivantes “le contrat n’est valable que sur la baguette tradition et si un jour je n'achète pas ma baguette, le contrat s’arrête automatiquement sans aucune compensation”.
Fier d’avoir réussi mon coup, je sabre le champagne je viens quand même d’économiser 2€15 par jour sur ma baguette et ceci pendant 27 annnées, en ces temps difficiles pour le pouvoir d’achat ce n’est pas négligeable, c’est une économie de pratiquement 21 200€.
Il est certain que je vais payer plus cher au début, mes moyens financiers actuels sont bons et je n'ai pas envie d’épargner.
Si vous êtes prêt à passer un tel deal avec votre boulanger, soit vous êtes prêt à payer des cotisations fixes pour une assurance décès, soit vous avez oublié de vous poser la question essentielle qui est “suis-je certain d’aller jusqu’au terme de mon contrat ?”.
En creusant un peu cette dernière question, suis-je vraiment gagnant avec mon deal ?
J’imagine très bien ma femme, ma patronne, ma dictatrice me dire au bout d’un an “Paul, tu arrêtes ta baguette quotidienne, tu va acheter du pain complet c’est mieux pour ce que tu as.” (Le début du régime comme je n'aime pas, chez CGPN on ne fait rien comme les autres).
Résultat, mon deal ne marche pas sur le pain complet, un an après, les bulles du champagne ont un goût amer, au lieu d’avoir gagné 21 200€ je viens d’essuyer une perte sèche de 1 350€, j’aurais mieux fait de payer le juste prix soit 1,30€ au lieu de mes 5€.
Je me suis consolé avec une bière, en me disant que ma femme adorée, la perle de ma vie m’a fait économiser énormément d’argent en prenant rapidement soin de ma santé, vous imaginez si elle avait agit seulement au bout de 2, 3, 5 ou 10 ans, quelle aurait été ma perte ?
J’imagine aussi très bien, je visualise même, je suis en train de faire le kéké à payer ma baguette avec mon billet de 5€ alors que les autres sont déjà à plus de 10€ et là, en face de ma boulangerie, un concurrent s’installe.
La nouvelle et jeune boulangère a des miches de pain complet, bio, sans gluten et cuites au feu de bois. Vous imaginez mon désarroi quand bien aimable elle m’annonce dans des termes plus courtois qu’elle s’en fou royalement de mon contrat avec son concurrent et que, si je veux une de ses miches, je dois la payer au prix réel.
Dois-je penser à ma santé avant tout ou bien je continue à faire le kéké ?
Si après ces explications vous avez encore envie de payer votre baguette à un prix constant, c’est que vous êtes vraiment prêts à payer des cotisations constantes pour une assurance décès. Sinon ne faites pas en assurance ce que vous refuser de faire dans la vie courante.

Des cotisations constantes: un moyen de payer moins cher des garanties incertaines

Si on se contente de faire une moyenne simple des cotisations réellement dues, âge par âge, aucun intérêt pour vous, il faut appliquer un geste commercial pour vous attirer, un peu comme celui des 2€15 que j’ai négocié avec mon boulanger.
Le problème est de connaître le montant exact de ce geste pour une assurance décès car une réduction automatique doit déjà s’effectuer avant.
Pour ceux qui n’ont pas suivi l’épisode précédent, je vous re-explique :
En payant plus cher que le prix réel au départ de votre contrat, vous payez virtuellement en avance des prestations qui ne sont pas certaines, donc automatiquement une réduction, qui n’a rien à voir avec le geste commercial, devrait déjà s’opérer.
Cette réduction automatique correspond au fait de ne plus devoir vous assurer contre le décès parce que vous êtes déjà mort et que le capital décès a déjà été versé.
On a vu que sur une année, si on paye en avance, la réduction atteint déjà 5% maintenant sur 20 ou 30 ans, je vous laisse imaginer.
Mis à part si vous êtes un bon actuaire, je vous souhaite bonne chance pour calculer le geste commercial (si geste commercial, il y a, ceci dit si j’en profite pour faire une augmentation de la marge vous n’y verrez que du feu) sachant que les assureurs ne communiquent évidemment pas sur la réduction automatique pour paiement virtuel en avance car officiellement vous ne payez rien en avance.
Vous payez plus cher au départ, mais c’est juste parce que vous êtes trop bon.

Cotisations constantes : tentative de rétention de clientèle

En vous faisant payer virtuellement en avance une part des cotisations qui sont dues plus tard, on ne peut même pas dire j’arrête de payer et vous maintenez gratuitement la part des garanties virtuelles que j’ai déjà payé. Car officiellement, vous avez payé une cotisation certes surévaluée mais qui ne correspondait qu’à la période échue, en arrêtant votre contrat il n’y a aucune prestation qui vous est dûe.
C’est un moyen pour vous sentir obligé de continuer d’honorer le contrat jusqu’au terme pour ne pas être trop perdant, le piège s’est refermé sur vous, comme ma miche qui est bien meilleure chez la nouvelle boulangère mais je vais continuer chez l’ancien car je paye la baguette moins chère (oui je sais, au départ je l’ai payé beaucoup trop chère mais c’était mon choix).
C’est quand même dommage d’en arriver là, alors qu’il existe des raisons tout à fait légitime de résilier avant le terme et que personne ne peut être certain d’aller jusqu’à la date butoir de son contrat.
Je vous donne l’exemple réel de la première résiliation en assurance décès que nous avons eu quand on exploitait encore mon-assurance-deces.com:
Une femme, divorcée avec une fille unique. Prévoyante, notre ex-cliente avait souscrit une assurance décès au profit de son unique fille. Malheureusement dans des circonstances très tragiques, notre ex-cliente a entendu sa fille mourir dans leur véhicule en flammes et elle-même ne doit sa survie qu'à une tierce personne qui a réussi à l’extraire du véhicule accidenté. Accident dont la responsabilité est entièrement celle d’un tiers. Notre ex-assuré était au mauvais endroit au mauvais moment, mais elle n’a vraiment aucun reproche à se faire. N’ayant plus de bénéficiaires à protéger financièrement, il est logique de résilier son assurance décès avant le terme.
Heureusement pour elle, elle était en plus dans ses premières années d’assurance, que nous lui avons fait comme aux autres clients une cotisation évolutive qui reflète la réalité du risque.

Cotisations constantes: un terme des garanties souvent précoce

Les tarifs montent en flèche avec l’âge, à un tel point que si vous n’avez pas une raison valable de vous assurer, les tarifs prohibitifs mais réalistes pour les personnes âgées vont vite vous faire déchanter et renoncer à vous assurer.
Prévoir des cotisations constantes avec un terme très lointain oblige à inclure dans le lissage des cotisations très élevées.
Pour cette raison, souvent les contrats avec cotisations fixes ont un terme de garanties qui ne va pas très loin.
A contrario, en payant le prix exact correspondant à votre âge vous pouvez choisir un terme des garanties le plus lointain possible quitte à résilier avant si vous êtes vraiment certain de ne plus en avoir besoin.
Encore une fois, CGPN n’a pas de boule de cristal et je ne sais pas à quel âge vous n’aurez plus besoin de vous assurer, c’est pourquoi, chez nous, vous êtes obligé de souscrire une assurance temporaire décès sur le plus long terme possible sachant que vous avez toujours la possibilité de la résilier à l’échéance annuelle.

Arnaque ou pas

Qualifier les cotisations fixes en assurance décès d’arnaque serait abusif, d’ailleurs pour les jeunes dont le risque de décès ne varie pas des masses, c’est même une pratique courante que d’avoir le même prix pendant quelques années.
Incompréhensible pour nous, CGPN refuse de vous faire des cotisations constantes.
Chez nous, vous payez le juste prix à l'instant T en fonction du risque assuré à l’instant T.
Vous pouvez toujours si vous trouvez notre assurance décès pas assez chère au départ, faire une épargne à côté dans un autre contrat.
De la sorte quand votre assurance décès sera devenue trop chère, vous pouvez toujours puiser dans l’épargne pour alléger vos cotisations, en plus en cas de décès vos bénéficiaires auront le capital décès plus le montant de l’épargne.

Je vous remercie d’avoir suivi cet épisode jusqu’à la fin, n’oubliez de vous abonner pour ne pas rater nos prochaines publications, et je vous donne déjà rendez vous au prochain épisode de la série qui vous expliquera comment profiter d’une assurance décès gratuite.