Assurance décès, casting réservé à une clientèle cible et formalités médicales obligatoires

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Bonjour à tous, bienvenue pour ce 4ème épisode de la série mon-assurance-deces.fr consacré au casting et à la sélection médicale.

Un casting réservé uniquement à une clientèle ciblée

Chaque compagnie, chaque mutuelle, chaque institution de prévoyance peut imposer ses propres règles et limiter volontairement l’accès à leurs contrats à certaines catégories de personnes.
L’intérêt de limiter est compréhensible, en empêchant une population qui présente un risque de décès plus important de s’assurer, les sinistres seront logiquement moins fréquents. Le ratio sinistre sur prime sera meilleur, ce qui devrait permettre, normalement, de proposer des tarifs plus attractifs pour la clientèle ciblée.
Votre vigilance sur ces critères de sélection doit être double. Bien entendu, ce n’est pas de votre ressort de vérifier si vous êtes dans les clous pour passer le casting, cette tâche incombe au deuxième personnage de l’assurance décès qui est le vendeur (je vous le rappelle vendeur=CGPN).
Par contre, vous devez impérativement vérifier que ces critères sont conformes à votre morale et à votre éthique.
Par exemple, un de nos partenaires refuse d’assurer les Français qui ne sont pas résidents fiscaux Français ou Monégasques. Cette limitation d’accès au casting ne nous choque en rien, mais si cette exclusion est contraire à vos principes, alors ne souscrivez pas ce contrat. Concernant cet exemple, CGPN est même plutôt favorable dans le sens ou la personne qui s'exile fiscalement n’a qu’à s’assurer dans son paradis fiscal.
Par contre il y a certaines exclusions du casting qui ne passent pas du tout, on vous donnera les détails dans l’épisode sur les critères de sélection des contrats que nous utilisons.

La sélection médicale: une obligation légitime pour garantir des prix bas

Vous êtes encore nombreux à rechercher une assurance décès sans questionnaire médical ou sans déclaration sur l’honneur de bonne santé.
Si vous arrivez à en trouver une, qui corresponde bien entendu à notre définition, je vous remercie par avance de bien vouloir nous en informer.
Sans tarder, CGPN embaucherait une armée de commerciaux pour que chaque personne qui entre en unité de soins palliatifs puisse souscrire un tel contrat.
Vous imaginez la scène :
“Bonjour Monsieur, alors comment ça va ? Euh non cette question n’est pas très fine pour quelqu’un qui vient de rentrer en soins palliatifs, reformulons plus gentiment.
Bonjour, Monsieur, alors il vous reste combien de temps ? 8 jours, 15 au maximum.
Vous allez faire baisser la moyenne, mais ne vous inquiétez pas on a largement le temps de mettre en place un contrat décès.
Vous voyez, c’est très simple, vous avez des cases à cocher, pour 20€ vos bénéficiaires auront un capital décès de 30 000€, pour 200€ c’est 300.000€ et si vous voulez en faire des millionnaires, l’option de luxe à 2.000€ pas moins de 3.000.000€ leur sera versé.
N’hésitez pas trop longtemps Monsieur, l’offre est limitée dans le temps, enfin, c’est surtout votre temps qui est compté et n’oubliez pas de signer rapidement le contrat”.
Surréaliste n’est-ce pas ? J’ai certes poussé le bouchon un peu loin mais ne craignez rien, ce scénario ne verra jamais le jour. Pourtant avec plus de 150 000 personnes qui passent, chaque année, par les soins palliatifs, ce serait un vivier de prospects et de clients assurés pour CGPN.
Mais comme vous vous en doutez, à notre connaissance, aucune assurance, aucune mutuelle ni aucune institution de prévoyance ne propose un tel contrat.
La sélection médicale des personnes souhaitant s’assurer est donc un mal nécessaire pour maîtriser le risque et les coûts.
Cette sélection peut se faire par un simple questionnaire mais peut également aller jusqu’aux examens médicaux les plus poussés.
Une règle d’or existe, plus vous êtes agés et plus votre capital décès est élevé, plus les formalités médicales seront importantes.
Vous n’avez pas le choix que de répondre de manière sincère et honnête à toutes les requêtes que le service médical de l’assureur pourra formuler.
Je vous rappelle que CGPN n’a aucune compétence dans le domaine médical et que pour garder la confidentialité totale de vos données de santé, chacun de nos partenaires dispose d’un service médical dédié.
C’est à eux qu’il faudra adresser directement vos réponses et résultats d’examens médicaux.
CGPN n’a aucun pouvoir d’influence pour essayer de faire passer votre dossier, et ce ne sont pas les services médicaux qui prennent la décision finale de vous assurer au pas.

La prise en charge des examens médicaux

Spécificité franco-française, quand on pense dépenses de santé on a le réflexe sécurité sociale. De grâce, oubliez l’assurance maladie et son déficit qui n’a rien à voir avec des examens faits à titre privé.
Deux écoles se distinguent pour la prise en charge des frais médicaux pour la souscription d'une assurance décès bien qu’au terme ce sont toujours les souscripteurs finaux qui finissent par payer la note.
La première solution consiste à les mettre à la charge des prospects en promettant un remboursement uniquement en cas de souscription du contrat final.
Cette pratique a certains effets pervers, elle peut encourager les assureurs à multiplier les formalités médicales et à pratiquer un prix d’appel très bas quitte à généraliser des surprimes pour raison médicale.
Le pauvre souscripteur, en cas de proposition de majoration va se retrouver la tête entre le marteau et l’enclume, accepter de payer un prix plus élevé pour éditer son contrat ou ne pas mettre sa prévoyance en place et perdre le montant des frais médicaux, choix cornélien ou prise en otage, à vous de choisir.
De son côté, CGPN est nettement plus vieux jeu, la formule que nous préférons est la souscription à un tarif donné sous réserve d’acceptation du risque.
C'est-à-dire que vous remplissez les documents de souscription à un tarif donné, attention à ce stade le contrat n’est pas encore émis et donc vous n’êtes pas assurés mais vous êtes engagé à souscrire au prix proposé si la compagnie accepte le risque.
De cette manière, la compagnie peut et doit d’ailleurs prendre en charge l’intégralité des formalités médicales qu’elle exige et ceci peu importe que le contrat soit émis ou non.
Attention tout de même, les honoraires libres et parfois exorbitants que le milieu médical peut pratiquer ne seront pas forcément pris en charge, il y a souvent des prix maximums à respecter.
La simplicité étant de se rendre dans des centres médicaux spécialisés dans les démarches assurantielles, qui eux respectent les tarifs négociés par les assureurs.
De cette manière si l’on vous propose une majoration de tarifs pour raison médicale vous avez un vrai choix, accepter ou refuser sans que cela ait des conséquences financières pour vous.
De plus, la pression sera du côté des compagnies car si vous refusez de souscrire avec la majoration proposée, elle aura une perte sèche à assumer.
Ne vous inquiétez pas pour elle, les pertes seront financés par les autres souscripteurs mais pour éviter de devoir augmenter de manière générale les tarifs et rester attractif, chaque compagnie devra trouver le bon équilibre pour essayer de minorer le coût des frais médicaux et réduire au maximum les cas de non-souscription en évitant les surprimes ou du moins en les rendant acceptables.

On arrive au terme de cet épisode et je vous donne rendez-vous sans plus tarder pour le cinquième épisode consacré aux différents critères utilisés pour calculer les tarifs d’une assurance décès avec CGPN.